« 60 milliards d'économies ! » d'Agnès Verdier-Molinié

28 février 2013 • l'équipe de la Fondation iFRAP

arton13163.jpg

Ce n'est plus soixante milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques qu'il faut réaliser sur la durée du quinquennat, comme l'a annoncé François Hollande, mais soixante milliards chaque année, si on ne veut pas voir notre système s'effondrer !

Réduire les dépenses publiques ? Oui, c'est possible. C'est encore
possible. Mais plus pour très longtemps. Et pas n'importe comment. Quels sont nos coûts les plus élevés par rapport à nos voisins européens ? Les coûts de production, c'est-à-dire que nous payons pour que notre administration puisse fonctionner. Ces coûts peuvent être réduits sans qu'il y ait à toucher aux prestations sociales distribuées aux Français. Quand
notre pays dépense 27,7% de sa richesse nationale à produire ses services publics, les pays de l'Union européenne dépensent 24,9%, sans différence notable en termes de qualité du service public et de niveau des prestations. La différence entre ces deux chiffres ? 60 milliards d'euros, qui pourraient donc être économisés chaque année à un horizon de sept ans si l'effort commençait dès 2013 !

Il faut sauver le service public, préserver son efficacité et économiser dans le même temps sur son fonctionnement. Sinon, c'est notre État tout entier qui coulera. 60milliards d'économies sur les coûts de production de nos services publics, c'est possible : 18,5 milliards au niveau de l'État, 11,6milliards au niveau des collectivités locales et 29,9 milliards au niveau des dépenses sociales. Et ce d'ici à 2021. Nous pouvons garder des services publics de qualité si nous engageons la réforme nécessaire.

L'auteur

Agnès Verdier-Molinié est directeur de la Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques). En 2011, elle a publié Les Fonctionnaires contre l'État et en 2008, La mondialisation va-t-elle… nous tuer ? aux éditions JC Lattès.

En vente en librairie à partir du 1er mars 2013 et sur internet

(Contacter la Fondation IFRAP pour plus d'informations)