Le lecteur sera peut-être surpris par le petit nombre de propositions de l’iFRAP.
C’est un parti-pris pour les raisons suivantes :
Qui retournerait chez un docteur proposant 60 potions pour une maladie ?
Trop d’instituts proposent des dizaines de mesures pour résoudre un problème : c’est qu’elles doivent contenter tous les adhérents qui sont heureux de voir leur petite idée reprise.
C’est aussi le cas de services publics : tout ministre qui arrive dans un ministère se croit obligé de déposer une loi à laquelle il veut associer son nom pour laquelle il ramasse tous les fonds de tiroirs et les propositions que les services ont imaginées mais qui n’ont pas encore trouvé preneur.
Si l’on propose toute une kyrielle de réformes, l’inévitable est que le ministre concerné ou l’administration prenne dans le tas les propositions qui lui plaisent et laisse tomber les autres.
Difficile sinon impossible d’imposer une proposition sans revenir cent fois à la charge ; c’est impossible si les propositions sont trop nombreuses.
Nos propositions sont issues d’années de réflexions et ne sont pas le résultat d’improvisations mais d’un processus d’exclusion où des centaines de propositions ont été envisagées.
Elles sont toutes testées par la rédaction d’un texte législatif, condition pour s’assurer que l’idée est maîtrisée.


