Fondation iFrap

La Fondation iFRAP : think tank dédié à l'analyse des politiques publiques, laboratoire d'idées innovantes

La revue Société Civile

Société civile n°144 - Le 16 mars 2014 par Sandrine Gorreri

Multiplier les start-up : valoriser les investisseurs, motiver les créateurs

C’est un fait : les emplois se créent, dans tous les pays du monde, principalement dans les entreprises nouvelles. La France devrait être bien placée puisque se créent dans l’hexagone, peu ou prou, environ 500.000 entreprises nouvelles par an. Mais, grâce à elles, seulement 100.000 emplois seront créés contre 200.000 en Allemagne et 500.000 au Royaume-Uni. La Fondation iFRAP s’est engagée ces dernières années pour un écosystème entrepreneurial et rappelle régulièrement que si nous voulons « booster » l’investissement dans de vrais emplois d’avenir, il va falloir se montrer beaucoup plus innovant. La France est en retard, avec seulement 1 milliard d’euros investi par an pour le démarrage des nouvelles entreprises, là où les Britanniques investissent 4 fois plus. Et si aujourd’hui, nombreux sont convaincus de l’importance du sujet, de l'intérêt de soutenir une politique favorable aux Business Angels, la France reste tétanisée par la peur du « cadeau fiscal » ou de l'effet d'aubaine et décourage l'investissement privé.

Retrouvez donc les propositions de la Fondation iFRAP pour que la France rattrape son retard en emplois marchands et passe rapidement la barre des 20 millions d’emplois marchands :

  • Viser 4 milliards d’euros par an d’investissement privé en amorçage.
  • Viser les « gros » Business Angels, ceux qui peuvent mettre des tickets supérieurs à 100.000 euros en relevant les plafonds d’investissement particulièrement bas (ISF ou IR)
  • Améliorer la mesure ISF-PME avec un plafond à 1 million d’euros par individu, voire sans plafond et en visant une cible plus réduite les petites entreprises de moins de 50 salariés et moins de 10 millions d’euros de total de bilan.
  • Il faut aussi renforcer la mesure IR-PME en la sortant du plafond global des niches à 10.000 euros.
  • Enfin, il faut revenir à une taxation forfaitaire des plus-values inférieures, y compris les prélèvements sociaux, à 25% avec un taux inférieur aux tranches supérieures de l’IR comme dans tous les pays occidentaux pour tenir compte du risque.

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