Aides sociales et RSA
La politique sociale française, développée depuis 50 ans sous prétexte de l’égalité et de la solidarité est devenue une vaste bureaucratie redistributive. RSA, RMI, Prime pour l’emploi, Aides au logement, aides à la mobilité, aides à la cuve… Toute une frange de la fonction publique s’est développée sur le créneau porteur de la redistribution de l’impôt aux plus pauvres. On estime entre 25% et 50% le coût de la distribution des aides par rapport à la dépense totale, contre 5% aux USA. En contrepartie de l’explosion de la bureaucratie et des dépenses, il n’y a pas eu recul significatif de la pauvreté. Le RSA, dernier avatar de la politique sociale, est un mécanisme devant remplacer les minima sociaux (RMI, API, etc…) tout en créant une incitation financière à la reprise du travail. Pourtant, au motif de vouloir réduire la pauvreté, le RSA privilégie l’emploi à temps partiel et risque d’aboutir à une nouvelle trappe à inactivité.